On pourrait presque penser que c'est un phénomène de mode tant les médias en parlent sauf qu'il s'agit aussi de rationaliser ses achats en ajustant sa consommation à ses besoins.
Et comme le consommateur est toujours fier d'annoncer à ses amis la super bonne affaire, il recherche aussi le meilleur tarif. Du coup il est plus malin dans ses achats d'autant plus qu'être économe est devenu une qualité. Honte à celui qui dépense sans compter, qui a toujours la dernière nouveauté à la mode et qui consomme à outrance. Même les riches deviennent discrets, on ne fait plus étalage de ses richesses matérielles. Tous ceux qui ont grandi dans les années 80, symbole du fric et d'une certaine insouciance, sont désormais des consommateurs responsables, plus spirituels que frimeurs, à la recherche de leur bien être et d'un mode de vie équilibré. C'est en quelque sorte l'empreinte du mouvement hippies des années 70.
Avec tout cela, la ménagère de moins de 50 ans, si chère au marketing, est désormais difficile à cibler. C'est elle que l'on voit arriver chez le hard discounter au volant de sa dacia et que l'on retrouve l'après-midi dans un salon de massage ou en week-end dans un hôtel de luxe. Économiser sur le quotidien et l'indispensable pour s'offrir d'autres plaisirs, voilà qui sonne le glas de la consommation de masse et donne naissance à un marché de niches qui devra savoir s'adapter rapidement aux besoins spécifiques de ces nouveaux clients.





Commentaires
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.