Le "tout-routier est fini" en France. C'est ce qu'a assuré Jean-Louis Borloo dans l'émission Les quatre vérités sur France 2. Alors la fin du transport par la route? Non pas tout a fait car Mr Borloo nous a aussi annoncé: "il ne faut pas être idéologue, complètement fermé, on est en droit de faire des routes dans certaines conditions".
Mr Borloo a aussi rappelé que comme convenu dans le Grenelle de l'Environnement, on pouvait continuer, et on continue, à faire des routes dans trois cas": quand la "sécurité routière" est en jeu, pour "améliorer les conditions de circulation", et dans des cas "d'équité territoriale, des endroits où il y a des usines et aucun accès".
Ce n'est donc pas la fin du transport routier et de l'automobile mais plutôt une ouverture vers d'autres solutions. Peut être irons nous vers un "transport intelligent" (pour les marchandises et les personnes), c'est à dire un choix du mode de transport en fonction des contraintes environnementales.
Ceci semble confirmé par les chiffres avancés par le ministre de l'écologie. A savoir que 95% des investissements porteront sur l'alternative à la route. En priorité le ferroviaire avec 51,9% des investissements, puis les transports collectifs urbains (32,3%), le fluvial (9,2%), la route (4,5%), les ports (1,6%) et l'aérien (0,5%).
Affaire à suivre donc et notamment dans le nouveau SNIT (Schéma national des infrastructures de transport) qui définit la politique dans le domaine des transports sur les 20 à 30 prochaines années. Un avant-projet du prochain SNIT a d'ailleurs été finalisé mi-juillet par le ministère de l'Ecologie.
Et pour les détracteurs de l'intermodalité (car c'est bien vers cela que nous allons), rappelons qu'il y a encore 4000 morts par an sur les routes.